1853 à 1860...



En 1853, Cabourg n’est qu’un bien modeste village de pêcheurs se nourrissant de pain, fait avec le blé des quelques champs avoisinants gagnés sur le marais, et surtout le poisson conservé dans des fosses dites " salines " près du pont.



Henri Durand-Morimbau créé la Station Balnéaire Cabourg

C’est alors qu’un homme d’affaires et avocat parisien, Henri Durand-Morimbau, séduit par la beauté naturelle du site qu’il contemple depuis la Pointe aux Lapins (actuelle pointe de Cabourg), décide d’en tirer parti en créant, à la place des dunes et des quelques herbages qui séparent le " Vieux " Cabourg de la plage, une station balnéaire, une ville nouvelle de " Bains de mer ".

Le plan de la ville en éventail par Paul Leroux

Il constitue une Société Thermale, au capital de 12 millions de francs par actions au porteur, de 500 francs chacune, qui achète toutes les dunes riveraines de la mer et, bientôt, sous sa direction et sous le crayon de Paul Leroux, jeune architecte de Caen, naît le plan si remarquable et original, en forme d’éventail ou mieux de théâtre gréco-romain, de " Cabourg-les-Bains " : des chemins destinés à devenir des avenues (les escaliers desservant les gradins) sont tracés, convergeant vers un point central, le Casino (la scène). Derrière le Casino, le Grand-Hôtel (le mur de scène).

Construction du "premier" Casino

Aussitôt le nivellement des dunes réalisé, la Société construit un vaste Casino en bois, dont la " première pierre " est posée solennellement le 9 mai 1854 par Achille Collin, Chef d’Exploitation de la Société Thermale, représentant Henri Durand-Morimbau, Directeur Gérant, et plante des centaines d’arbres le long des avenues encore " virtuelles".

Mais les ressources financières s’épuisent vite et les travaux n’en sont qu’à leur début. C’est alors qu’en 1855, deux nouvelles Sociétés sont créées : la Société des Bains de Mer de Cabourg et la Société Civile et Immobilière.

1860 : Paris - Cabourg, plus de 7 heures de route

Restent deux handicaps pour le développement de cette nouvelle station de Bains de Mer : l’absence d’hôtel et un voyage encore bien long de Paris à Cabourg : plus de 4 heures, en 1860, pour atteindre Lisieux au départ de Saint-Lazare puis 3 heures en " omnibus ", tiré par deux chevaux, via Manerbe et Annebault où l’on " relaie " avant d’atteindre enfin Cabourg. Au total, plus de sept heures de voyage …


Dr Jean-Paul Henriet

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